La semaine dernière, samedi matin, aller-retour au dépanneur du coin pour acheter un journal. Musique de Bach dans le système de son cheap, mais système de son quand même, Jimmy est bien assis derrière son comptoir avec son violon qu'il tient comme une guitare; il pratique souvent en silence durant les périodes creuses.
Dans le confort tout relatif de mon vieux fauteuil, je passe en revue les cahiers avant de commencer ma lecture sélective. En première page, on publie un article de Stéphane Baillargeon (qui cite Andreas Kluth, The Economist) sur l'avenir de la presse écrite (L'information ne s'est jamais mieux portée). Je l'ai presque sauté, vite agacé que je suis par l'actualité redondante, surtout l'amplification journalistique appliquée au journalisme...
Kluth parle de Zeitgeist, l'esprit du temps. Selon Wikipedia: "Le Zeitgeist reflète une conception du monde prévalente à une période particulière de l'évolution socio-culturelle." Un mot très bien placé qui m'a poussé, après ma lecture, à réfléchir à mes propres habitudes de consommation d'information...
Oui, nous sommes plus que jamais inondés d'actualité mais plus souvent qu'autrement, rien de "nouveau" dans les nouvelles. On nous remâche les mêmes sujets jusqu'à l'écoeurantite. On a eu beau critiquer nos voisins et le rôle des médias dans leur politique de la peur érigée en système, je crois que leur situation s'apparente à la nôtre. Chez nous, d'une façon différente, sans mettre des lunettes de théoriciens du complot, je crois que les journalistes font leur travail. Le problème c'est qu'on les entends, on les voit, on les lit partout. Et la vérité, c'est qu'il ne se passe pas grand chose digne de mention près de chez nous, alors on en reparle et reparle, sur toutes les plate-forme possibles.
Alors donc, j'ai décidé, moi aussi, de varier mes sources d'information mais surtout, de les sélectionner. J'ai déjà un compte Google et j'avais déjà vu qu'une application "Google Reader" venait avec le package. Un peu d'exploration, quelques recherches pour trouver des équivalents et des alternatives à ce que j'avais comme paperasse sur mon bureau, blogs éparpillés... et le tour est joué! Mes feeds sont accessibles où je veux, mais surtout, quand je veux. Pour l'instant, je consommerai l'info comme ça et, si un jour je me tanne encore, il pourrait être divertissant, voire informatif, sans sortir de chez moi, de lire les nouvelles locales du Bhoutan ou de Pologne, c'est-à-dire nulle part !
samedi 21 novembre 2009
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