Sans avoir ni l'expertise, ... ni la prétention de faire ici de moi un critique artistique, voici quand même un récit de mon dernier voyage:
J'ai récemment visité l'exposition Cubes, blocs et autres espaces présentée au MACM. Le site du musée parle d'une réflexion sur la ville et le quotidien. Difficile de croire en ce fil conducteur à la vue des oeuvres qui y sont présentées. On distingue cependant une cohérence quant à la méthode, aux matériaux, à la vision proposée qui porte sur le matérialisme de la création au sens physique. Ce qui me meut toujours dans l'art visuel est justement sa capacité à transmettre des émotions, sans doute très personnelles, au travers de ces blocs que l'artiste dispose de manière à susciter quelques impressions chez le spectateur, ce qui est particulièrement vrai dans le cas de l'art contemporain. Ici, donc, la démarche artistique, les moyens, sont au premier plan et forment en quelque sorte la finalité recherchée.
Conjointement, on nous propose une autre expérience dans la série Projections: Mamori, un court-métrage de Karl Lemieux qui met en scène la musique de Francisco Lopez à travers un film d'animations abstraites où on ne distingue absolument rien de précis. Le sujet en est la forêt amazonienne, dans la trame sonore du moins, le sujet y est abordé de façon on ne peut plus explicite; le défilement des images par contre, requiert une plus grande persévérance de la part du spectateur.
L'exploration de cette nature plus grande qu'elle se fait par l'expression macroscopique du mouvement dans un cadre monochrome déconcertant lorsque mis en relation avec le spectre tropical. On perçoit toute l'ambivalence de Pachamama , entre puissance et calme qui transpire partout dans cet environnement hostile à travers un orage torrentiel, diluvien, nocturne et diurne.
Seulement que serait cette luxuriance n'eût été de la faune omniprésente qui, par volonté artistique ou vision divergente se trouve repoussée à l'arrière-plan, en ostinato . Par conséquent, le soliste est manifestement la tempête et tout dans le film s'accorde pour lui laisser l'avant-scène. La durée totale ne dépassant pas les 10 min, j'ai écouté quelques fois en boucle. Et c'est là, dans la répétition, qu'apparaît l'essence même du court-métrage de Lemieux; la vision circadienne de cette forêt tellement vivante, rythmée et fragile. Mamori, un lac dans la jungle brésilienne est le théatre de cette création mais c'est aussi un mot japonais qui signifie protection. Tout le message est là !
dimanche 24 janvier 2010
dimanche 3 janvier 2010
MV ou le mécénat global ?
À quoi donc ressemblera la prochaine décennie en ce qui concerne le téléchargement de musique, films, livres et quoi encore (légal ou non)? Je me souviens encore qu'au tournant du siècle, il n'y a pas si longtemps, j'utilisais une connexion par modem téléphonique fournie par l'université (10 hrs/mois) qu'on se partageait entre colocs et qui suffisait à peine à nous permettre de lire nos courriels, chronique d'un temps révolu...
Ainsi, avec un iota de système-D, aujourd'hui, on arrive aisément à trouver ce qu'on cherche, parfois beaucoup plus; vraiment, qui a besoin de la discographie complète d'AC/DC? On a bien tenté d'adopter un cadre législatif tel que HADOPI en France ou des accords décentralisés entre les FAI (fournisseur d'accès internet) et les maisons de production aux USA (plus). Ici, notre grand pays reste encore, ô surprise, très axé sur des mesures archaïques en ce qui a trait au téléchargement illégal. Il conviendrait alors de poursuivre la réflexion sur nos réels besoins en matière de consommation artistique, sans doute actuellement très néfastes pour le paysage culturel de la société québecoise; le sentiment de culpabilité de l'homo sendentaris se voyant probablement atténué par le côté immatériel inhérent à un fichier informatique et la molesse pas-possible de nos gouvernements davantage intéressés par la survie de la langue de bois que de celle de Molière ou de Falardeau...
Pendant qu'on est encore à élaborer les fondements du mécénat global, certains musiciens voguent très bien sur la planète web pour se faire connaître via You Tube et ses dérivés ou en téléchargement gratuit, encore faut-il qu'il trouvent d'autres moyens de s'en mettre un peu dans les poches. Le domaine du livre numérique, bien qu'embryonnaire et peu avantageux saura bientôt, je l'espère, se tailler une petite place chez ceux pour qui les pages (avant-gardistes?) n'ont aucun charme.
Dans un avenir pas si lointain, sans doute des pirates moraux prendront en otage, non pas à l'aide d'une barque au large des côtes somaliennes mais bien campés dans leurs fauteuils, notre précieuse machine pour en faire disparaître tout le contenu illégitime. D'ici là, voici quelques propositions de téléchargements gratuits... et légaux:
Misteur Valaire *** si vous aimez, MV propose justement une forme de mécénat pour leur nouvel album... à suivre
D-Sisive
Domino Records
Ebooks libres
Gallica BNF
Classiques de sciences sociales
Projet Gutenberg
Ainsi, avec un iota de système-D, aujourd'hui, on arrive aisément à trouver ce qu'on cherche, parfois beaucoup plus; vraiment, qui a besoin de la discographie complète d'AC/DC? On a bien tenté d'adopter un cadre législatif tel que HADOPI en France ou des accords décentralisés entre les FAI (fournisseur d'accès internet) et les maisons de production aux USA (plus). Ici, notre grand pays reste encore, ô surprise, très axé sur des mesures archaïques en ce qui a trait au téléchargement illégal. Il conviendrait alors de poursuivre la réflexion sur nos réels besoins en matière de consommation artistique, sans doute actuellement très néfastes pour le paysage culturel de la société québecoise; le sentiment de culpabilité de l'homo sendentaris se voyant probablement atténué par le côté immatériel inhérent à un fichier informatique et la molesse pas-possible de nos gouvernements davantage intéressés par la survie de la langue de bois que de celle de Molière ou de Falardeau...
Pendant qu'on est encore à élaborer les fondements du mécénat global, certains musiciens voguent très bien sur la planète web pour se faire connaître via You Tube et ses dérivés ou en téléchargement gratuit, encore faut-il qu'il trouvent d'autres moyens de s'en mettre un peu dans les poches. Le domaine du livre numérique, bien qu'embryonnaire et peu avantageux saura bientôt, je l'espère, se tailler une petite place chez ceux pour qui les pages (avant-gardistes?) n'ont aucun charme.
Dans un avenir pas si lointain, sans doute des pirates moraux prendront en otage, non pas à l'aide d'une barque au large des côtes somaliennes mais bien campés dans leurs fauteuils, notre précieuse machine pour en faire disparaître tout le contenu illégitime. D'ici là, voici quelques propositions de téléchargements gratuits... et légaux:
Misteur Valaire *** si vous aimez, MV propose justement une forme de mécénat pour leur nouvel album... à suivre
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